Règles douloureuses et caillots de sang, est-ce normal ?

Les règles ou les menstruations sont des phénomènes naturels chez les femmes cis et trans, chez les personnes gender-free, gender-fluid, et toute personne queer ayant leurs menstruations. Elles surviennent lorsqu’il n’y a pas eu de fécondation sur le cycle menstruel. Le saignement est issu de la désagrégation de la paroi épaisse de l’utérus. Il en est de même si l’ovule a été fécondé, mais n’arrive pas à s’agripper à la muqueuse utérine pour s’apprêter à une grossesse. Divers problèmes tournent autour de ce phénomène et méritent d’être éclaircis. Notons parmi ceux-ci les douleurs associées aux saignements ou encore la présence des morceaux. Est-ce normal ? Comment éviter les caillots de sang et soulager les règles douloureuses ? Les réponses dans ce guide.

Pourquoi les règles sont parfois plus douloureuses ?

De manière générale, les indispositions normales surviennent 14 jours après une ovulation, qui n’est pas fécondée ni implantée. La plupart des personnes menstruées souffrent de menstruations douloureuses. En fait, le phénomène touche 50 % à 80 % d’entre elles en fonction de la classe d’âge. Plus de 10 % se sentent même trop mal et finissent par changer leurs activités au quotidien, comme rester au lit sans rien faire au lieu de travailler ou d’étudier. Tous les individus n’ont pas les mêmes réactions. Il y en a qui n’ont que de légères souffrances, voire aucune, durant les menstruations. D’autres sont extrêmement incommodés et passent des moments difficiles.

Description d’une règle douloureuse

Ce syndrome menstruel est dénommé scientifiquement la dysménorrhée. Il s’agit de l’un des troubles gynécologiques les plus habituels dont beaucoup de personnes menstruées souffrent. Cette affection se caractérise communément par des douleurs en bas de l’abdomen avant ou pendant les règles. Elle se traduit par une contraction de l’utérus, identique à l’accouchement, due à une forte production de prostaglandines.

Ces molécules aident à stimuler l’organe de reproduction pour expulser les saignements menstruels et les muqueuses. Les règles normales sont généralement douloureuses à l’adolescence et durant les années précédant la ménopause. Ce sont les périodes des fluctuations hormonales. À ces moments-là, les douleurs menstruelles n’ont rien d’anormal et ne doivent pas t’inquiéter. Elles peuvent parfois s’estomper après la première grossesse.

Les symptômes de la règle douloureuse

Dans l’ensemble, les patientes sentent de fortes douleurs abdominales durant les cycles. C’est comme de violentes crampes dans le bas-ventre depuis le premier jour des saignements, et durant environ quelques jours. Viennent par la suite quelques signes assez gênants tels que la sensation de fatigue, les maux de tête, l’humeur changeante, la diarrhée, la rétention d’eau, l’acné, la nausée ou les vomissements. Le trouble du cycle menstruel est devenu de plus en plus infernal.

Les causes de ces troubles du cycle

La principale cause du trouble consiste en une forte contraction de l’utérus chez certaines femmes. En fait, l’endomètre sécrète une quantité importante de prostaglandines pour éliminer la dentelle utérine. Ce processus enclenche des douleurs et de l’inconfort.

Les dysménorrhées peuvent également survenir suite à la chute des hormones ovariennes (progestérone, estrogène) en fin de cycle. Un déséquilibre hormonal dans les ovaires engendre de nombreux changements au niveau du corps, des muscles, de l’humeur, etc.

Quand faut-il se rendre chez un médecin ?

À un certain niveau, les règles douloureuses et caillots de sang s’accumulent. Le flux menstruel devient important, voire très abondant. Là, la situation est tout à fait inquiétante. Les règles douloureuses ne passent pas avec la prise de paracétamol. Elles sont de plus en plus handicapantes au quotidien, et finissent par altérer le moral et la qualité de vie en général.

Cela peut être le signe d’une maladie gynécologique telle que l’endométriose, à savoir lorsque les contractions commencent à s’intensifier et s’accompagnent de saignements abondants chaque mois ou ménorragie. Il se peut également qu’une fièvre ou une sécrétion vaginale anormale apparaisse. Il est alors vraiment recommandé de consulter un médecin.

Pourquoi j’ai des caillots de sang ?

Dans certaines situations, les saignements sont épais, gluants et contiennent des caillots ou thrombus. C’est un phénomène normal. À la fin du cycle, l’intérieur de la cavité utérine s’épaissit pour s’apprêter à recevoir une éventuelle grossesse. S’il n’y en a pas, il se détache et sort du vagin sous forme de petits morceaux rouges durant les règles.

Comment se forment les morceaux ?

Pour être plus clair, les thrombus sont dus à une réaction chimique naturelle générée par ton corps. Il s’agit des cellules sanguines qui coagulent et se présentent sous forme de masses semi-solides et visqueuses. Leur formation fait suite à une lésion au niveau d’un vaisseau sanguin. Lors d’une blessure, le caillot sert à colmater la fuite pour éviter l’hémorragie.

Ce n’est pas le cas pendant les menstruations. Le corps produit un anticoagulant naturel pour faire circuler le sang de manière fluide. Si cette substance n’est pas en quantité suffisante, les grumeaux du revêtement utérin se forment. Cela n’indique pas systématiquement un trouble gynécologique quelconque. Par contre, si d’autres symptômes l’accompagnent, il est temps de faire une visite chez ton gynéco.

D’où proviennent-ils ?

L’apparition des caillots de sang n’est pas toujours associée à des règles hémorragiques, même le flux léger peut en avoir. On les trouve fréquemment le matin puisqu’au repos, le liquide rouge a tendance à stagner. Mais la situation varie certainement d’une personne menstruée à une autre. Il y en a qui expulsent ces débris de muqueuse et d’autres non.

Chez certaines femmes et personnes menstruées, le risque d’en former est lié à la prise d’un contraceptif oral comme la pilule contraceptive. Le problème peut s’aggraver si elles fument et sont âgées de plus de 35 ans. Aussi, une carence en fer dans l’organisme entrave la sécrétion de l’anticoagulant, qui assure un écoulement plus fluide du saignement.

Ces coagulations sont parfois associées à une fausse-couche, une grossesse extra-utérine, etc. Pour en avoir la précision, un test de grossesse doit être effectué au préalable. Des fois, la présence du fibrome ou du polype du col de l’utérus s’accompagne de saignements menstruels importants et de gros morceaux de caillot.

Que faire en cas de caillots de sang ?

En cas de thrombus dans des règles peu abondantes, ta première réaction doit s’orienter sur ton alimentation. Tu as intérêt à vérifier ce que tu avales, s’il y a assez d’aliments riches en fer comme les lentilles sèches, le soja, les haricots rouges, le chocolat noir, la viande, etc. Des compléments alimentaires suffisent pour rééquilibrer l’organisme.

Lorsque l’insuffisance de cet élément embarque d’autres symptômes comme la fatigue, les maux de tête, les vertiges, les essoufflements à l’effort, il est temps de réaliser une analyse sanguine. Par ailleurs, une visite chez le médecin s’impose si des douleurs abdominales se manifestent. C’est dû en fait à l’inflammation de l’utérus, qui atteint les trompes de Fallope et les ovaires, une bonne raison pour s’inquiéter de l’existence de kystes.

Et si c’est une endométriose ?

Les thrombus accompagnés de règles très abondantes peuvent être le signe d’endométriose. Cette maladie est causée par la formation de cellules de l’endomètre à l’extérieur de l’utérus. Après la fécondation, si tu n’es pas enceinte, la muqueuse utérine est expulsée via les règles normales. Plus ce tissu est épais, plus les pertes sont importantes, d’où la présence des coagulations dans tes serviettes hygiéniques. L’usage de la culotte menstruelle REPEAT est préconisé pour être plus confortable durant ces périodes.

Cette pathologie peut être détectée dans un premier temps par des règles douloureuses, qui ne disparaissent pas avec des anti-inflammatoires comme l’Ibuprofène ou le paracétamol. Également par la douleur durant les rapports sexuels ou en urinant. Selon la gravité de la maladie, le professionnel de santé peut te prescrire uniquement un traitement hormonal ou recourir à une intervention chirurgicale.

Comment soulager les règles douloureuses ?

Rien de plus désagréable dans la vie que des règles douloureuses. Pour dissiper ces malaises, le recours médicamenteux est loin d’être naturel, mais peut sauver à tout moment sans devoir en abuser. Il est également possible de décontracter les muscles utérins avec une bouillotte chaude, masser la partie douloureuse et réduire la consommation de sucre raffiné qui ne fait que favoriser la surproduction de prostaglandines.

Certains remèdes naturels se révèlent pratiques et efficaces pour atténuer la souffrance. Tels sont les huiles essentielles, comme l’huile essentielle de lavande ou l’huile d’onagre. L’onagre est aussi très recommandé pour prévenir le syndrome prémenstruel. Mais le plus essentiel est d’être le plus détendu possible durant le saignement menstruel afin d’éviter ce grand mal du ventre.

Comment éviter les caillots de sang pendant les menstruations ?

La présence des morceaux pendant les menstruations peut être normale. Mais si cela s’associe à d’autres symptômes, il te convient de consulter un médecin. Tu dois prendre en compte à cet effet plusieurs aspects comme la carence en fer, les déséquilibres hormonaux, l’endométriose, etc. Au cas où tu as essayé d’être enceinte, des coagulations de couleur jaunâtre ou grisâtre apparaissent à un certain temps. Il s’agit d’un avortement spontané.

Quelques maladies gynécologiques peuvent être responsables des règles douloureuses et caillots de sang. Tel est le cas de la maladie inflammatoire pelvienne, d’origine bactérienne. Elle affecte le col de l’utérus, l’organe reproducteur proprement dit, les trompes de Fallope ainsi que les ovaires. Sans parler des effets d’un myome ou d’un kyste. Le domaine gynécologique est un univers très compliqué et aussi délicat. Il est donc indispensable de passer un examen de contrôle périodique pour savoir ce qui est anormal ou non.